vendredi 21 février 2020 pic vert val de Loire

Nous devions être 8 pour une soirée Val de Loire . Nous aurons une pensée pour Béa et Pascal car nous ne serons que 6 pour cause de troubles gastriques de dernières minutes .








J'ouvre d'abord le pétillant naturel  Vouvray cuvée l'Ancestrale 2016 Vincent Carême  amené par Thierry.
C'est un 100% chenin sans sucre ajouté , issu d'une seule fermentation.
Le nez est très expressif , exubérant sur l'abricot , le bois , la cire  , pouvant  le faire passer pour un vin étranger .
En bouche , le résultat est étonnant et dernière la finesse des bulles , se cache un vin rond  , offrant beaucoup de douceur et un peu de sucrosité ( maturité des raisins ?) alors que l'on s'attendant à un effervescent beaucoup plus sec .
Il sera sans doute plus à son aise avec le foie gras ou le dessert qu'à l'apéritif  en accompagnement des rillettes aux deux saumons .

















Le Vouvray Foreau du Clos Naudin méthode  traditionnelle 2005  est davantage sur la retenue .
 Les senteurs sont discrètes , distinguées , minérales , fruits blancs ( pomme).
On retrouve la même  légèreté de bulles qu' auparavant  mais il est très différent , beaucoup plus sec  et plus classique, jeune encore ,  avec beaucoup de finesse et d'équilibre  .
C'est très bon et il réalise , avec le saumon ,un accord presque parfait .










Le Montlouis les Bournais 2017 François Chidaine, amené par Marc  est remarquable par son toucher soyeux .
Il offre  un  gras presque bourguignon  , de la rondeur , de l'épaisseur et de la longueur .
Les fruits secs ( abricot , amande ) et les fleurs blanches  sont accompagnés d'une pointe d'amertume en finale, offrant là -aussi un bel équilibre .
Il s'accorde également bien avec le saumon et sera , un peu plus tard , très apprécié avec les coquilles Saint-Jacques .









J 'avais prévu d'essayer le  Moelleux Réserve Foreau du  Clos Naudin 2005 avec du foie gras mi-cuit.
La robe est cuivrée annonçant une évolution nette, que confirment de légères notes oxydatives de noix fraîche .
Le nez est une explosion de pâte et de confiture de coing , caramélisée .
Il a lui aussi beaucoup d'épaisseur et un toucher velours , caressant .
C'est une friandise qui bénéficie d'un bon équilibre acide / sucre et pourrait parfaitement être dégusté pour lui même , seul en apéritif ou en dessert.
Je m'explique toutefois difficilement  son évolution , surtout après le Méthode Traditionnel du même  producteur et de la même année.











Le Sancerre Domaine la Moussière Alphonse Mellot 1980 , accompagnera les coquilles Saint- Jacques-pommes et endives .
Initialement ,il semble moins à son aise que le Montlouis sur le plat , surtout avec les endives.
La robe dorée est claire pour son âge .
Les premières senteurs de craie , de cave , de Tuffeau sont un peu déroutantes .
 Il a été débouché  un peu tardivement , mais bientôt , il s'ouvre , offrant une cohérence rare ,avec des notes florales , de l'herbe coupée caractéristique du sauvignon , assouplie et enrobée par une fraîcheur , une pureté cristalline et  une longueur étonnantes.
Il ne fait pas son âge  et nous lui donnons seulement une vingtaine d'années.
Il me semble à l'apogée de sa seconde vie et je suis content d'avoir proposer à mes hôtes cette bouteille qui est assez représentative des vins anciens ayant magnifiquement évolués.








Pour accompagner le Saint-Nicolas de Bourgueil, clos des Quarterons , Vieilles Vignes Amirault 2016  amené par Thierry , Anita  a préparé du filet mignon de  porc enrobé de chapelure au cidre avec  sa purée de patate douce et de pomme de terre au lait de coco, aubergines au pignon de pain .
La robe est violette  .
Le vin est fruité , cassis, mûres  , avec des notes de réglisse et de mine de crayon.
Le vin est droit, anguleux , sans concession , jeune, puissant  , très bien avec le plat qui est légèrement épicé.
Il est à l'aube de sa vie et sera intéressant à regoûter dans quelques années .









Le Pommard 1er cru Les Pézerolles du Château de Puligny -Montrachet que j'ai choisi , faute d'un 2ème rouge de Loire , tapisse les verres d'une robe ambrée , presque orangée, évoluée.
Les senteurs de vieux cuir sont fidèles au Pinot Noir de Bourgogne .
C'est un vin délicat et tendre , dont la finesse est étouffée par les épices des aubergines.
Il n'est pas à sa place ( il aurait eu besoin d'un viande peu goûteuse ; gigot de 7 heures ou filet de bœuf) mais  la viande seule lui permet malgré tout de s'exprimer.








Le Vouvray moelleux confirme lors de sa confrontation avec la tarte tatin et le crumble , sa générosité .















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