27/12/2013 PIC VERT


Pour ce dîner du 27/12/2013, j’ai choisi de faire une dégustation à l’aveugle  de vin français mis à côté de vins néo zélandais de même cépage.

Lorsque les 10 convives sont réunis vers 20 heures , la dégustation commence par un champagne brut non millésimé Möet et Chandon avec les toasts au saumon .
Le vin est à bonne température mais manque un peu de finesse et d’élégance .
Il est à mon sens trop dosé, ce qui le rend lourd et peu digeste.
Comme le soulignent certains, il a cependant le mérite d’éveiller efficacement les papilles.
 Etant donné le nombre de bouteilles prévues pour la soirée , je ne le mets pas en parallèle. Une majorité lui attribue une origine néo zélandaise.
Deux représentante de la gente féminine au palais acéré reconnaissent toutefois un champagne et l’une d’elle, particulièrement inspirée trouve même la marque.

Le Chardonnay Villa Maria Marlborough 2007 a une robe très claire avec d’étonnants reflets verdâtres qui signent habituellement la prime jeunesse.
Le vin est agréable ,avec des arômes de fruits blancs ,de pain grillé , d’agrumes et de végétaux . Certains précisent retrouver du caramel et des fougères  accompagnant une rondeur paisible.
 Les votes sont partagés mais on attend de passer à table avec le vin suivant pour émettre un avis définitif.

Le Saint Aubin du Château de Puligny-Montrachet  1er cru 2000 arbore une robe dorée de bon alois.
 En bouche le vin s’impose avec un équilibre tranquille et beaucoup de distinction.
La première terrine de poisson( poireau saumon des dieux) lui convient parfaitement, mettant en valeur sa finesse et sa longueur.
Pour la majorité , le doute n’est plus permis. Il s’agit du vin français qui ,pour beaucoup ,sera d’ailleurs le vin de la soirée.


Le mariage du Pinot noir Villa Maria Marlborough 2009 avec la 2è terrine ( tomate , courgette , saumon des dieux) me semble très réussi.
La robe rubis est translucide signant la jeunesse.
En bouche , c’est une décoction de fruits rouge frais, de cassis pour certains ,de  myrtille ou cerise pour d’autres.

Le Château Marcray, Maranges 1er cru  2004 d’Antonin Rodet qui a des caractères beaucoup plus évolués, avec une robe rouge cerise  foncée plus soutenue et un peu trouble, plait aux amateurs de bourgogne.
 Le consensus se fait sur des arômes de fruits confiturés avec quelques notes animales de cuir, typiques du pinot noir de bourgogne.
 Là encore, la majorité des convives retrouve le vin français avec des arômes semblant plus naturels. Chauvinisme ou objectivité , la « relecture «  du pinot NZ qui se réchauffe apporte une impression de notes chimiques et artificielles.
 On se pose même la question d’ajout d’additifs .
La question restera sans  réponse!


Le Château Castera 2004 ,(médoc non remboursé par la cps !), distribué à Tahiti est un peu évolué avec des notes de sous bois , d’humus et de fruits compotés.
Il est simple,  rond, sans histoire et se marie agréablement avec le gigot de 7 heures et ses gratins de légumes.

Le Mauta Matheson 2004 , cabernet Merlot , soulève une nouvelle levée de boucliers avec des sensations  d' arômes chimiques paraissant un peu artificiels et un manque de finesse et d’équilibre.  Certains , peu nombreux , le juge en revanche singulier et  il trouve grâce à leur yeux en raison de son originalité.
Là encore , la provenance est déterminée par la quasi-totalité des dégustateurs dont le palais  s’affine au fil des vins.

Le Saint Emilion , Château de Barbe blanche 1993 fait l’unanimité .
 Sa robe est ambrée .
 Les tanins sont complètement fondus, lui conférant une grande douceur avec un côté velours lors de l’attaque en bouche .
Son amplitude et sa  longueur sont respectables.
Il plait au plus grand nombre, même à ceux qui n’ont pas l’habitude des « vieux vins ».

Le Selaks Ice Wine, riesling-gewurztraminer 2010 est un vrai choc .
 C’est une explosion de fruits exotiques, de miel ,de senteurs florales et de fraîcheur .
Le vin est aérien , pas trop sucré , jamais lourd et parfaitement équilibré.
Il est très à l’aise sur la tarte aux pommes et aux amandes.
Les avis concernant le pedigree sont beaucoup plus partagés.
On se demande si un vin d’une telle qualité gustative peut avoir une origine kiwi !?

Enfin , pour accompagner la tarte aux poires et chocolat, un Xerès puissant fait l’affaire.
On retrouve le coté oxydatif qui se manifeste par des senteurs de noix comme pour les vins du Jura. Le mariage  avec le chocolat est judicieux.
Ce vin ne joue pas ; il n’est ni français , ni néo zélandais.


















Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Motu Topati Huahine le 27 juillet 2025

Anniversaire le 1er novembre 2018 dom Ruinart Rosé 1996

le 22 août 2025 au Pic Vert ,le 23 août à Pamatai Hills et le 25 août Pic Vert