Les 25 et 26 août 2026 à Papara


Le 25 août 2026 , première soirée soirée bord de mer à Papara.
La houle berce d'un murmure régulier nos âmes apaisées au soleil couchant...
Je suis surpris par l'intensité de l'effervescence persistante lorsque j'ouvre la bouteille du champagne Avise Grand Cru 2000 Jacquesson, Blanc de Blanc , dosé à 3.5 g .
La robe dorée a des reflets vieil or .
Les bulles sont extraordinairement délicates et caressantes.
Ouvert voici 40 minutes environ, il évolue rapidement et nous offre une surprenante diversité de saveurs avec tout d'abord , une sensation vineuse, des notes discrètement oxydatives de noix , de curry, de pommes au four, de pain d'épice, de miel de nougat, d'amande, de fruits jaunes, de citron confit .
Il est soutenu par une tension minérale et une finale saline et crayeuse qui lui donnent de l'amplitude et de la noblesse.
C'est un vin de 26 ans (sans) complexe ,gracile et délicat qui a gardé une effervescence sensuelle et un superbe équilibre malgré une pointe oxydative qui s'est progressivement estompée .
Seul avec les gougères à l'apéritif ,il nous offre un voyage sur les méandres de sa subtilité mais il aurait aussi pu s'épanouir avec un repas de poisson ou de crustacés.
Avec le pluma de porc qui est accompagné de frites de pomme de terre et d'un délicieux gratin de courgettes- tomates, Marc nous fait le plaisir d'ouvrir le Statéra de Jérôme Bretodeau qui est engendré par un divin pinot noir de Loire-Atlantique.
Sa robe rubis foncé éclatante est une invitation à la dégustation.
Sa fraîcheur initiale ne lui permet malheureusement pas de se livrer contrairement et il semble d'abord un peu rétracté.
Cependant , le réchauffement révèle un vin d'une puissance absolue, qui peine à s'assagir au fil du temps.
C'est une explosion de fruits rouges et tout particulièrement de cerise, agrémentée d'une touche épicée de muscade et de poivre, enrobant une très belle minéralité et d'adorables petits tanins parfaitement intégrés.
L'accord avec le plat et en particulier le gratin est une réjouissance gustative éblouissante.
Le 26 août 2026 , deuxième soirée en bord de mer toujours à Papara.
Le champagne Duval Leroy Cumières 2005 s'écoule dans une robe dorée mais ses reflets cuivrés sont légèrement ternes.
Ce soir , le nez n'est pas particulièrement ouvert.
Nous l'avions déjà goûté et il nous avait extrêmement charmé .
Cette fois-ci il est plus difficile à appréhender.
L'effervescence est tout d'abord terriblement fougueuse, nous empêchant de retrouver le pinot noir et de typer précisément les arômes, où nous semblent dominer les fruits secs et les épices.
Puis progressivement les bulles s'assagissent, le vin retrouve de sa quiétude et de son harmonie mais il nous semble manquer de longueur et rester vaguement mélancolique.
Le Pinot Blanc d'Alsace Ernest Preiss 1984 a un bouchon rétracté humide et sale que je n'arrive pas à extraire et qui finit par tomber dans la bouteille.
Le vin , vêtu d'une robe cuivrée est dilué, très oxydatif avec des notes de serpillière mouillée, de vieille cave et de terre qui le destine à la cuisine.
J'avais prévu une 2è option et j'ouvre alors les Sens des Côteaux , Côteaux Champenois 100% Chardonnay de Stéphane Herbert se déploie dans une robe jaune pâle.
Le vin est jeune, espiègle et très fruité.
C'est une gourmandise mimant un jus de fruits blancs de pomme, de poire , de pêche ,simple , direct , très accessible et procurant un plaisir immédiat.
Il s'accorde bien avec le chaud-froid de thon, le gratin de courgettes-tomates et les frites de Uru.
Le Statéra commencé hier, est à bonne température et c'est le parfait compagnon des délicieuses rillettes de saumon .
Il libère des parfums de cassis, de mûres et de ronces.







































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