Le mercredi 14 janvier 2026, Vidauban 4 convives et le Jeudi 15 janvier 2025 Lorgues , 6 convives


Avec les toasts de saumon sauvage et de foie gras de canard mi-cuit ,j'ouvre la cuvée prestige du champagne brut Jean Rat Vinkler de la grande année 1990.

















Le bouchon me semble très court. 
Seul , un discret nuage s'échappe du goulot. 
La robe vieil or est  toutefois brillante. 
Il offre de très agréables senteurs de caramel, de coing, de fruits secs, de beurre et d'oxydation (pomme très mûre) qui est très peu présente en bouche.
Les bulles sont fines crémeuses, caressantes mettant en valeur une matière riche et onctueuse qui évoque une pâtisserie comme une tarte aux pommes. 
Son amplitude est réhaussée par une acidité encore perceptible et une étonnante persistance réglissée. 



Le Bandol Moulin de Costes blanc de blanc 1988 arbore une étonnante robe orangée, qui aurait pu en imposer un rosé d'un millésime ancien. 



















Elle apparaît un peu trouble avec beaucoup de dépôt laissant envisager un vin fatigué.
Curieusement les senteurs sont similaires au champagne avec cependant une oxydation sur la noix et la pomme blette nettement plus marquée et qui peut-être gênante. 
Elle se retrouve en bouche mais de manière plus modérée. 
Cependant, le vin est court et un peu décharné avec une finale légèrement asséchante.
Nous ne sommes que deux à trouver qu'il réalise un accord correct avec les huîtres de Méditerranée (et avec le foie gras poêlé accompagné de sa confiture d'oignons, de pommes et de mangue)alors que les deux autres trouvent que le vin prend nettement le dessus sur les crustacés.
J'avais, un temps, envisagé de l'associer aux coquilles Saint-Jacques associées à une  écrasé de pommes de terre ciboulette ,échalote et compotée de poireaux.



Mais pour les accompagner , j'ouvre un Pulligny- Montrachet village du domaine Gaudfroy 1976. 

























La robe vieil or est un peu plus claire que celle du champagne.
 Le vin est jeune encore sans réelle trace d'oxydation.
Servi initialement un peu frais, il est rétracté et présente déséquilibre sur l'acidité. 
Sylvie parle de notes de rhubarbe et de notes herbacées, Serge de minéralité traçante.
Après quelques dizaines de minutes d'aération et de réchauffement, on retrouve des caractéristiques plus bourguignonnes avec un peu de gras, un toucher soyeux, une colonne vertébrale minérale et une longueur époustouflante témoignant du pedigree du vin.
L'accord me semble bon même s'il n'est pas parfait.
Nous le réessaierons demain soir à Lorgues car il mérite une deuxième chance.













Le lendemain à Lorgues ,  dans la fraîcheur du Bistrot , Serge nous sert le  champagne Le Brun de Neuville de base 2008, que nous ne connaissions pas.











Le nez est quasiment inexistant comme c'est malheureusement souvent le cas dans les flûtes.
Il est pourvu d'une belle robe ,de senteurs  et de bulles d'une grande finesse. 
On apprécie son équilibre et sa longueur, ses arômes de petits fruits acidulés( groseille).
Le sucre est extrêmement bien intégré car malgré son dosage à 7 grammes nous étions persuadés qu'il s'agissait d'un extra brut.
C'est une belle découverte qui aurait mérité d'être dégusté dans des verres à champagne comme le conseillent  les restaurateurs étoilés , en particulier ceux spécialisés dans le champagne tel Arnaud Lallemand , chef  de l'Assiette Champenoise , 3 étoiles à Tinqueux , qui a même créé sa propre gamme de verres à dégustation dédiée au champagne . 



Le  Chablis Premier Cru pic 1988  qui arbore une belle robe dorée  très limpide , encore relativement claire est le partenaire prévu des coquilles décidemment à l'honneur en ces deux soirées .













C'est un vin droit, cristallin, tendu avec une colonne vertébrale minérale fidèle à son appellation. 
Il est d'une grande pureté et d'une longueur impressionnante. 
Il est probablement à son apogée mais pourrait sans doute vieillir encore car il ne montre aucun signe de fléchissement ou d'oxydation. 




Le Beaune cuvée Guigone  de Salins, Patriarche , 1969 des hospices de Beaune se répand dans une robe claire , tuilée entourée d'un disque orangé , légèrement trouble annonçant la Bourgogne. 














Il nous surprend par sa puissance mais des notes oxydatives, de pruneaux et de brûlé sont autant de défauts qui confirment qu'il est , à mon sens , sur le déclin même s'il lui reste encore une belle matière. 





Avec le gâteau au chocolat praliné de la chocolatine le Rivesaltes domaine Cazes Tuilé 1990  réalise , par son côté tranchant, un accord tout en contraste alors que l'Alvear Pedro-Jimenez 1927 amené par Jean-Jacques glisse et s'enroule autour du gâteau au chocolat créé par la Chocolatine ,comme s'il s'agissait d'une seconde peau, réalisant un accord d'une quasi perfection.




















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